Le jardin botanique

le Kestellic

Le projet, dans un premier volet, s’attache à faire réapparaitre tous les éléments naturels qui participent  directement à la construction de « l’âme » romantique et secrète du lieu. Dans l’ordre, nous identifions le relief abrupte du domaine, le foisonnement exubérant de la végétation et enfin la présence et le bruit de l’eau à toutes les étapes de la promenade. Le travail opéré consiste à isoler visuellement ces éléments du cadre global tout en laissant supposer qu’il n’y a pas eu d’intervention des jardiniers. Cette approche a vocation à magnifier ainsi la nature, sa force, son abondance, à l’image du courant romantique  mis en valeur par l’école anglaise du 19e siècle.

Le travail réalisé s’emploie à raviver le jardin romantique dessiné par Talibart en 1880 et à l’intégrer,  selon une continuité esthétique, à l’ensemble du domaine qui mène jusqu’au porte de Tréguier.

L’enjeu du second volet vise à préserver le lieu-dit exceptionnel du Kestellic, classé Natura 2000, en inscrivant le dessin du jardin dans son environnement. Loin de s’opposer au courant romantique, cette approche s’intéresse au paysage dans une globalité. La rupture ou les frontières visuelles entre les limites du jardin et la nature environnante disparaissent. Les bois, les champs, les vallons du domaine sont entretenus dans une logique de continuité naturelle du jardin.  Ainsi, à l’approche du manoir, le dessin du jardin s’affine. A l’inverse, en s’éloignant, le jardin laisse doucement place à un paysage bucolique, harmonieux.